Depuis le 1er janvier 2026, les employeurs peuvent utiliser un nouveau motif de contrat : le CDD de reconversion 2026(article L.1242-3 du Code du travail). Ce dispositif accompagne les projets de reconversion professionnelle et sécurise le parcours des salariés.
Concrètement, un salarié peut signer un CDD dans une entreprise d’accueil tout en suspendant son contrat initial. Ainsi, il teste un nouveau projet sans rompre immédiatement avec son employeur d’origine.
CDD de reconversion 2026 : dans quels cas l’utiliser ?
LeLe CDD de reconversion 2026 répond à trois objectifs :
- Recruter un salarié d’une autre entreprise et le former à un poste pour lequel il ne dispose pas encore des compétences requises ;
- Favoriser une reconversion ou une promotion interne afin d’accompagner l’évolution des métiers ;
- Organiser une reconversion externe dans un contexte de transformation économique ou technologique.
En pratique, ce dispositif offre plus de flexibilité aux entreprises tout en protégeant le salarié.
Une période de reconversion qualifiante ou certifiante
Le CDD de reconversion 2026 prévoit obligatoirement une période de formation ayant pour objectif :
- L’acquisition d’une qualification inscrite au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) ;
- L’obtention d’un certificat de qualification professionnelle (CQP ou CQPI) ;
- L’acquisition d’un ou plusieurs blocs de compétences ;
- L’obtention du socle de connaissances et de compétences.
L’objectif reste clair : permettre au salarié d’obtenir une reconnaissance formelle de ses nouvelles compétences.
CDD de reconversion 2026 : reconversion interne ou externe
Le dispositif peut s’organiser de deux manières distinctes.
🔹 Reconversion interne
Lorsque la reconversion se déroule dans l’entreprise, l’employeur et le salarié définissent par écrit les modalités (durée, organisation, formation). Le contrat se poursuit normalement et le salarié conserve sa rémunération (C. trav. art. L 6324-3, I).
🔹 Reconversion externe
Si le salarié rejoint une entreprise d’accueil, son contrat initial est suspendu. Les deux parties formalisent alors un accord écrit qui précise la durée de la suspension et les conditions d’un éventuel retour anticipé.
L’entreprise d’accueil propose un CDI ou un CDD d’au moins six mois, avec période d’essai.
Durée du CDD de reconversion 2026
La durée des actions de formation est comprise entre 150 heures et 450 heures, réparties sur une période maximale de 12 mois (hors acquisition du socle de compétences).
Toutefois, un accord d’entreprise ou de branche peut prévoir des durées plus longues, dans la limite de 2 100 heures sur une période maximale de 36 mois.
À l’issue du CDD de reconversion externe
Deux situations peuvent se présenter :
- Si la période d’essai est validée et que les parties souhaitent poursuivre la relation contractuelle, le contrat avec l’entreprise d’origine est rompu (rupture conventionnelle pour un CDI ou rupture d’un commun accord pour un CDD).
- En revanche, si la collaboration ne se poursuit pas, le salarié réintègre son poste initial ou un poste équivalent avec une rémunération au moins équivalente.
En cas de refus du salarié de réintégrer l’entreprise d’origine, le contrat est rompu selon les modalités prévues pour la rupture conventionnelle (CDI) ou d’un commun accord (CDD).
Un dispositif à anticiper
Le CDD de reconversion 2026 constitue un nouvel outil stratégique pour accompagner les transitions professionnelles et répondre aux évolutions des compétences. Néanmoins, sa mise en place nécessite une analyse juridique précise afin de sécuriser l’ensemble des modalités contractuelles.
👉 N’hésitez pas à contacter votre Gestionnaire de Paie chez Numéral pour étudier la mise en place de ce dispositif.
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